La démission de Mugabe ouvre « un moment historique » pour le Zimbabwe

Le secrétaire général d’Amnesty International estime que le peuple du Zimbabwe mérite mieux « après plus de trois décennies de répression violente ».

« Moment historique », « transfert de pouvoir pacifique », « coup d’Etat »… Les réactions se succèdent mais ne se ressemblent pas toujours, au lendemain du départ du pouvoir du président zimbabwéen Robert Mugabe, au terme de quinze jours de crise et 37 ans de règne.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi 22 novembre, le président de l’exécutif de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, s’est félicité de la décision du président zimbabwéen Robert Mugabe. L’organisation « reconnaît que le peuple zimbabwéen a exprimé le souhait d’un transfert de pouvoir pacifique de telle sorte que l’avenir démocratique du pays soit sauvegardé », souligne ce communiqué. La décision de M. Mugabe « restera dans l’histoire comme l’acte d’un véritable homme d’Etat, qui ne peut que renforcer l’héritage politique du président Mugabe », poursuit le communiqué de l’UA.

 

Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères britannique a déclaré que la démission de M. Mugabe constitue un tournant et ouvrira la voie à « des élections démocratiques libres et justes et surtout pas une transition d’un règne despotique vers une autre ». Boris Johnson est revenu sur le rôle de Robert Mugabe qui a joué un rôle majeur dans la création d’un Zimbabwe indépendant, mais qui a « dilapidé cet héritage et ruiné son pays ». Quant au sort de Robert Mugabe et sa femme, le ministre estime que « c’est au peuple du Zimbabwe de décider ».

« Ecouter le peuple »

Le porte-parole adjoint du secrétaire général des Nations unies a déclaré qu’Antonio Guterres encourageait tous les Zimbabwéens à « conserver leur calme et leur retenue ». « Le secrétaire général et ses prédécesseurs ont clairement indiqué qu’ils attendaient de tous les dirigeants qu’ils écoutent leur peuple. C’est la pierre angulaire de toute forme de gouvernement et elle doit êtresuivie sur tous les continents et dans toutes les nations. »

Sans viser expressément l’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa, 75 ans, qui devrait gérer la période de transition, Salil Shetty, le secrétaire général d’Amnesty International, a déclaré que le peuple du Zimbabwe méritait mieux « après plus de trois décennies de répression violente ».

La Chine, important partenaire du Zimbabwe, a elle rendu hommage au doyen des chefs d’Etat de la planète et promis de poursuivre sa coopération avec le pays africain. « La Chine respecte la décision de M. Mugabe de démissionner, a déclaré devant la presse Lu Kang, un porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, ajoutant qu’ il reste [ait] un bon ami du peuple chinois. »

Source: Le monde

Raha hizara hevitra

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