Quatre effets néfastes des « FAKE NEWS »

« Le fait d’informer et puis le partage des informations sont trop délicates et nécessitent beaucoup d’engagement surtout en tant que métier. Ceci semble tout simple, par contre les informations représentent des éléments indispensables dans tous leurs usages. Et dans le cas où celles-ci s’avèrent fausses, les conséquences ne manqueront surtout pas à perturber surtout l’ordre au niveau de la société.»

Avec l’évolution de la technologie ainsi qu’internet, il s’avère maintenant très facile de diffuser et partager des informations (c’est pourquoi notre site fonctionne). De plus, vu le nombre d’internaute qui ne cesse d’augmenter chaque jour ; les flux d’informations entre eux sont ainsi rapides et pas tout le temps contrôlés. De ce fait, il existe les fausses informations ou bien ce que tout le monde appelle du « Fake news ». Malheureusement, elles sont difficiles à distinguer et demandent du travail et de la curiosité pour remonter vraiment à une source fiable. Voici 4 conséquences de la diffusion des « Fake news » :

  • La « Désinformation » et « Média/Presse à scandale » sont tous les deux différents suivant leurs définitions par contre donnent le même effet car tous les deux diffusent les informations de manière surprenant souvent attrayant. Le public est naturellement curieux, et évoque certainement une réaction (celle-ci est à 98%). Il ne se laisse pas ainsi indifférent et c’est le plus dangereux car plus il y aura cet intérêt, plus il encourage (si on peut le dire ainsi) le genre de diffusion du Fake news. Un exemple très simple, une page sur Facebook qui diffuse  des soit disant « vérité caché au public » a beaucoup plus de Follower et des commentaires que la page officiel de la Télévision nationale lors d’un post sur la toile.

  • Une fois au sein de la société, force de croire que des informations qui s’avèrent fausses ainsi que leurs interprétations (souvent éxagérées) incite à la haine et peut être même à la violence. A ce niveau, elles touchent concrètement la fragilité de la société et peut être une source choquante qui perturbe l’ordre public. Par exemple : officiellement, le gouvernement (à travers son porte-parole) a publié sur la toile que les feux de brousse à Ankarafantsika a pu être contrôlés et en même temps publié un bilan des dommages suite à cet évènement alors d’autres pages continuent d’inciter les internautes avec surtout l’utilisation des « hashtags » purement négatifs comme les #RIP, #oùvacepays #sansespoir …
  • Une généralisation ou plutôt l’interprétation générale sans vouloir réellement comprendre qui est surtout un des inconvénients de Facebook.mg ; il est vraiment dommage que les facebookers éprouvent de l’intérêt à savoir et à s’informer (qui est très bien) mais puis ensuite en tirent des conclusions le plus souvent très subjectives. Souvenez-vous de la vague de « Miala Rajao » ? Tous les évènements qui ont eu lieu pendant cette époque inoubliable sont conclus par un Miala Rajao et point à la ligne.

  • Abus et exagération de la situation où certaines personnes concernés par les « Fake news » profitent de la situation afin de la détourner à son profit. Un exemple très claire et surement celui-ci s’est produit le jour où en première page d’un journal quotidien il y a eu ce titre : « Le gouvernement ne veut plus qu’une femme voyage seule hors de Madagascar car l’Etat veut protéger ses citoyennes ». Pendant la journée du 5 octobre (et qui sait même après, peut être jusqu’à présent), toutes femmes Malagasy qui ont voyagé ont surement rencontré des problèmes à Ivato (dont le personnel de notre aéroport est déjà ainsi réputé par leur flagrant abus de pouvoir). Mais juste qu’il y a eu quelques-unes qui ont osé et partagé leurs expériences sur la toile ce jour-là.

Comme toute chose, internet a des bienfaits mais aussi il faut toujours se poser les questions suivantes : Qui croire ? Comment trouver une source fiable ? Comment utiliser les informations diffusées sur internet et surtout Facebook? Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir internet ainsi que la rapidité en communication qu’on en bénéficie mais faisons bonne usage.

Mihaja Rasoanaivo

Raha hizara hevitra

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